Blog du Restaurant Tanganyika - Restaurant du mélange

Tout part d'une envie indicible de créer un lieu où l'on ne s'ignore plus les uns les autres. Le contenu de vos assiettes, le cadre où vous êtes accueillis vous plongent dans un univers riche de saveurs, de couleurs et de sons d'ailleurs.

Recette de feuilles de manioc (Saka-Saka)

29 juin 2009

Ingrédients
- Feuilles de manioc (1 bottes) ou 800 g (si déjà moulues).
- 2 Aubergines de taille moyenne.
- 3 oignons.
- 3 cubes de maggie Pondu.
- 1/2 litres d’huile de palme.
- 2 piments rouge.
- 1 verre Ă  whisky d’arachide cru.
- 1/2 gousse d’ail.
- 1 cuillère à soupe de sel en grain

Préparation
1 cuillère à café de sucre (afin de réduire l’acidité). Mettre dans une casserole les feuilles de manioc avec l’eau (double du volume des feuilles) à grand feu pendant 45 minutes à 1h. Rajouter aubergine, poivrons verts, oignons, les parties vertes des poireaux coupés grossièrement et laisser au feu 30 minutes. Rajoutez l’eau si nécessaire.

Rajouter l’huile de palme et laisser cuire jusqu’à la réduction de la masse liquide.

Facultatif: vous pouvez aussi mettre des morceaux de poisson frais ou fumé lors de la cuisson.

C’est un légume d’accompagnement. Il se mange servi avec de la viande (grillée ou en sauce), riz, fufu « semoule », la morue, poissons (en sauce ou grillé).

Variantes

Ingrédients
- 1 kg de feuilles de manioc ou 2 paquets surgelés hors-saison
- 1 bonne pincée de bicarbonate alimentaire
- 1 ou 2 poireaux coupés en tronçons
- 2 – 3 oignons coupĂ©s en gros morceaux
- 1 aubergine africaine (facultatif)
- 3 – 4 gousses d’ail sans le germe
- 1 branche de thym – 1 feuille de laurier
- 1 à 1,5 kg de chinchards ou de mulet coupés en tronçons
- 1/3 litre d’huile de palme
- sel
- 1 piment « antillais» 

Préparation
Hacher les feuilles fraiches lavĂ©es ou dĂ©baller les feuilles congelĂ©es et les mettre dans une cocotte avec les poireaux, les oignons, l’aubergine, l’ail et le bicarbonate. Choisir de prĂ©fĂ©rence une cocotte en fonte, Ă©viter l’aluminium. Couvrir d’eau, mettre Ă  feu vif pour monter Ă  Ă©bullition et laisser bouillir gentiment 45 min Ă  une heure. Ajouter un peu d’eau en cours si elle s’Ă©vapore trop, mais elle doit rĂ©duire tout de mĂŞme. Remuer rĂ©gulièrement.
- Laver les tronçons de poisson, les enrober de sel et les laisser reposer au réfrigérateur pendant que le pondu bout. La tête ne sert pas dans la recette.
- Ajouter le poisson et le piment sur le dessus des feuilles, et laisser mijoter 30 minutes (veiller Ă  ce que le piment ne casse pas, je le retire toujours le temps de remuer et le remets ensuite).
- Retirer le poisson, en retirer les arĂŞtes, l’effeuiller en morceaux et remettre dans la cocotte.
- Dans une casserole, faire chauffer l’huile de palme (si l’huile Ă©tait solide, passer la bouteille sous l’eau chaude). Mettre la hotte Ă  fond ou ouvrir les fenĂŞtres. Faire chauffer Ă  feu moyen jusqu’Ă  ce que l’huile change de couleur – de rouge Ă  jaune orangĂ©. Attention, toujours surveiller cette opĂ©ration, bruyante et impressionnante, que l’huile ne finisse pas par s’enflammer !
- Verser l’huile dans la cocotte, bien mĂ©langer. GoĂ»ter, saler si nĂ©cessaire, laisser mijoter 15 minutes. Retirer le piment pour le servir Ă  part, et Ă  table !

Servir avec des chikwangues, un poisson braisé et le piment écrasé et salé.

La région des Grands Lacs (Afrique)

29 mai 2009

Ă€ l’instar des cĂ©lèbres Grands Lacs d’AmĂ©rique du Nord, les Grands Lacs d’Afrique sont un système de lacs localisĂ©s en Afrique de l’Est. OrientĂ© dans le sens nord-sud, cet ensemble rĂ©vèle la partie mĂ©ridionale de la Rift Valley. Il comprend le lac Victoria, le troisième lac du monde par sa taille. Les grands lacs sont (superficie / profondeur maximale) :

- Lac Tanganyika (32 900 km² / 1 433m)
- Lac Victoria (68 100 km² / 82m)
- Lac Malawi (30 900 km² / 706m)
- Lac Turkana (6 405 km² / 109m)
- Lac Albert (5 270 km² / 51m)
- Lac Édouard (2 150 km² / 117m)
- Lac Kivu (2 700 km² / 485m)
- Lac Kyoga (1 720 km² / 5,7 m)

Certains considèrent que seuls les lacs Victoria, Albert et Édouard constituent les Grands Lacs car ce sont les seuls qui se jettent dans le Nil Blanc. Les lacs Tanganyika et Kivu se jettent tous deux dans le fleuve Congo.

Région des Grands Lacs

Cette rĂ©gion est l’une des rĂ©gions les plus fortement peuplĂ©es du monde avec une population estimĂ©e de 107 millions d’habitants. En raison de son ancienne activitĂ© volcanique, cette partie de l’Afrique est aussi l’une des rĂ©gions les plus fertiles. Son altitude lui donne aussi un climat plutĂ´t tempĂ©rĂ© en dĂ©pit de sa localisation Ă©quatoriale. Ce climat facilite beaucoup l’Ă©levage (le bĂ©tail reste Ă  l’Ă©cart des maladies), en particulier de bovins et de chèvres.

De par la densitĂ© de la population et le surplus agricole de la rĂ©gion, la zone s’est fortement organisĂ©e en de nombreux petits États. Les plus puissantes de ces monarchies Ă©taient le Rwanda, le Burundi, le Buganda et le Bunyoro. Ă€ l’inverse des autres rĂ©gions d’Afrique, les anciennes frontières ont Ă©tĂ© souvent maintenues par les puissances coloniales.

Très convoitĂ©e en tant que source du Nil, la rĂ©gion intĂ©ressa longtemps les EuropĂ©ens. Les premiers Ă  arriver dans la rĂ©gion en nombre furent les missionnaires. Ils connurent un succès limitĂ© dans la conversion des autochtones. Le contact accru avec le reste du monde conduisit Ă  une sĂ©rie d’Ă©pidĂ©mies catastrophiques concernant Ă  la fois les ĂŞtres humains et le bĂ©tail. La population de la rĂ©gion dĂ©crut Ă©normĂ©ment, jusqu’Ă  60 % dans certaines zones. La rĂ©gion n’est revenue Ă  son niveau dĂ©mographique prĂ©colonial que dans les annĂ©es 1950.

ConsidĂ©rĂ©e comme une rĂ©gion avec un grand potentiel après l’indĂ©pendance, la rĂ©gion a subi au cours des dernières annĂ©es des guerres civiles, des violences intenses et un gĂ©nocide, qui l’ont laissĂ© dans un grave Ă©tat de pauvretĂ© dont seuls le Kenya et la Tanzanie sont exempts.

L’avenir de l’environnement africain

29 avril 2009
Toute l’économie de l’Afrique repose sur ses ressources naturelles, qui constituent aussi le système de survie de la majeure partie de sa population. Comme la plupart des Africains sont directement tributaires de ces ressources pour assurer leurs moyens d’existence, ils sont particulièrement vulnérables aux changements environnementaux.
Depuis trente ans, l’environnement de l’Afrique ne cesse de se détériorer et la pauvreté augmente malgré les initiatives prises par les gouvernements pour essayer de freiner et d’inverser cette dégradation.

Autrefois, les Africains possédaient des stratégies éprouvées leur permettant de faire face au changement. Aujourd’hui, la pauvreté a émoussé cette aptitude et aggravé leur vulnérabilité. Cette vulnérabilité accrue augmente alors la pression sur l’environnement. C’est un cercle vicieux. Les échecs des cultures liées à une sécheresse récurrente et le coût élevé du service de la dette l’intensifient encore.

La Conférence ministérielle africaine sur l’environnement a demandé au PNUE de coordonner la publication du premier grand rapport sur l’état de l’environnement africain. Africa Environment Outlook fait un bilan de l’environnement du continent et présente quatre scénarios possibles pour l’avenir :

  • Le scĂ©nario des forces commerciales : ce sont elles qui dĂ©terminent les relations socio-Ă©conomiques et l’avenir de l’Afrique dĂ©pend des effets de la mondialisation.
  • Le scĂ©nario de rĂ©forme des politiques : de fortes politiques sociales et environnementales tempèrent les prescriptions commerciales.
  • Le scĂ©nario du monde retranchĂ© : le monde ne tient pas compte du besoin impĂ©ratif de rĂ©formes en faveur de l’environnement, l’élite minoritaire se retranche dans des enclaves protĂ©gĂ©es et la plupart des gens connaissent de grosses difficultĂ©s et vivent dans la pauvretĂ©.
  • Le scĂ©nario des grandes transitions : les dĂ©fis de la durabilitĂ© dĂ©bouchent sur l’élaboration d’un nouveau paradigme.

L’étude montre que la population, l’exode rural et le déboisement augmenteraient plus vite dans le cas du scénario du monde retranché, la richesse augmentant plus lentement. Par contre, le scénario des grandes transitions est celui qui obtiendrait les meilleurs résultats dans ces trois domaines.

La conclusion du rapport est la suivante : « Les gouvernements africains doivent s’engager plus avant à résoudre les problèmes environnementaux, en intégrant d’autres priorités de développement, comme la pauvreté »


Désertification

La désertification touche 46 % de l’Afrique et affecte quelque 485 millions d’Africains. Plus de 2 millions d’hectares des hautes terres éthiopiennes sont irrémédiablement dégradés. Une bonne partie du continent est particulièrement vulnérable : les trois quarts du Kenya, par exemple, sont arides ou semi-arides, et la Mauritanie est à 93 % hyper aride. L’érosion des sols et la désertification sont en augmentation et le problème est susceptible de s’intensifier dans les trente ans à venir, puisque la démographie continue à progresser et que le climat est de plus en plus variable.


Eau douce

La pénurie d’eau douce et sa qualité médiocre sont les deux plus grands freins du développement africain. Ils limitent l’agriculture et l’industrie et provoquent des maladies d’origine hydrique, fardeau très lourd pour l’Afrique. Il est probable que la situation s’aggravera encore avec le changement climatique. Les études effectuées par le Groupe intergouvernemental d’experts pour l’étude du changement climatique suggèrent que la pluviométrie baissera encore dans les zones déjà arides d’Afrique de l’Est et du Sud, et dans le nord de l’Afrique centrale, aggravant ainsi la sécheresse et la désertification. En Afrique de l’Ouest, la pénurie d’eau devrait frapper le Bénin, le Burkina Faso, le Ghana, la Mauritanie, le Niger et le Nigeria d’ici à 2025.


Diversité biologique

Six des 25 « points chauds » mondiaux de la diversité biologique internationale se situent en Afrique. A Madagascar, quatre plantes à fleurs sur cinq sont endémiques – le pays est le sixième du monde en matière d’endémie. Au cours des trente dernières années, la protection de la diversité biologique s’est renforcée et depuis peu, l’accent commence à être mis sur son utilisation durable et sur le partage de ses bénéfices. Pourtant, elle continue à décliner.


ForĂŞts

Les forêts couvrent environ 22 % de la région mais elles sont en train de disparaître plus rapidement que partout ailleurs dans le monde en développement. Au cours des années 1980, l’Afrique a perdu 10,5 % de ses forêts. Ce sont elles qui protègent et stabilisent les sols, recyclent les nutriments et régulent la qualité et l’écoulement des eaux. Elles rendent également service au monde entier en absorbant le dioxyde de carbone qui contribuerait autrement à accélérer le réchauffement mondial : elles couvrent 45 % de l’Afrique centrale, le bassin du Congo abritant la deuxième forêt du monde de par sa superficie. Des réserves ont été créées, mais la pression sur la forêt reste importante.


Zones urbaines

Plus de trois Africains sur cinq vivent encore en zone rurale, mais le taux d’exode – 3,8 % par an – est un des plus élevés du monde. Au Malawi, il atteint 6,4 %. Les bidonvilles se multiplient et les gouvernements et les autorités locales ne sont pas en mesure de répondre aux besoins croissants en matière de logements et de services fondamentaux.

Nouvelle déco by Valérie Nogier

29 mars 2009

Le restaurant africain Ă  Paris Tanganyika vous propose sa nouvelle dĂ©coration par ValĂ©rie Nogier (artiste peintre). Un avant goĂ»t du mĂ©lange gastronomique par le visuel. Le Tanganyika est le restaurant du mĂ©lange et de l’alliance subtile des mets africains aux vins français, en plein cĹ“ur de Paris. Plus de renseignements en cliquant ici…

Poulet aux bananes vertes

9 février 2009

Ingrédients
- un beau poulet
- des bananes plantain vertes (2 bananes par personne)
- un bouquet garni
- deux œufs
- 1 verre de vin blanc sec Ă  demi-sec
- des oignons
- du sel et du poivre

Préparation
DĂ©couper le poulet cru puis faire dĂ©gorger les morceaux pendant 1/2 heure. Les faire cuire ensuite Ă  partir de l’Ă©bullition pendant 20 minutes dans un litre et demi d’eau avec le bouquet garni et un oignon coupĂ© en rondelles puis Ă©goutter et essuyer les morceaux.

Faire fondre le beurre dans une cocotte et faire revenir les morceaux de poulet pour les faire dorer. Recouvrir ensuite avec le vin blanc et un verre de bouillon, saler et poivrer.

Faire bouillir 2 minutes et laisser mijoter pendant 15 minutes puis ajouter les bananes préparées et les laisser cuire avec le poulet pendant 20 minutes.

Retirer la sauce, la faire rĂ©duire Ă  part du tiers de son volume. La lier avec 2 jaunes d’Ĺ“ufs, ajouter le jus d’un citron et servir les morceaux de poulet recouverts avec la sauce et entourĂ©s avec les bananes.

Les bananes : prendre 2 bananes vertes par convive. Ces bananes seront cueillies quelques jours avant leur maturitĂ©. Les Ă©plucher et les fendre en 4 ou 8 suivant leur grosseur. Les blanchir Ă  l’eau bouillante, les Ă©goutter et les sĂ©cher avec un linge propre puis les passer Ă  l’huile bouillante, les incorporer alors au poulet.

Notes
Les bananes peuvent être remplacées par du manioc, des macabos ou des patates.
Vous pouvez accompagner ce plat africain avec un vin blanc sec ou un bordeaux selon les affinités.

Mijoté de gombos au poisson

14 janvier 2009

Préparation : 5 min
Cuisson : 15 min

Ingrédients (pour 2 personnes)
- gombos (petits légumes verts d’Afrique) en boîte 800g
- si il n’y a pas de tomates dans votre conserve en rajouter 2 belles à la préparation
- 1 cuillère à café de baies roses
- 200 g de colin surgelé (ou autre poisson)
- 1 pincée de Curcuma pour colorer
- 4 feuilles de laurier
- 6 grandes feuilles de basilic
- 1 cuillerée à café de farine pour épaissir
- 1 gousse d’ail
- 1 oignon
- 1 cuillère à soupe d’huile d’olive
- 10 cl d’eau
- sel
- poivre

Préparation
Faire revenir, dans l’huile d’olive, l’oignon émincé et l’ail coupé en petits morceaux. Rajouter ensuite les feuilles de laurier et les baies roses. Quand l’ail et l’oignon sont translucides, rajouter le colin encore surgelé, le faire revenir avec les ingrédients quelques minutes. Quand il commence à cuire, le fractionner en morceaux.

Rajouter la farine et le curcuma. Bien mélanger et laisser cuire le tout avec 10 cl d’eau, saler, poivrer.

En fin de cuisson du poisson, rajouter les gombos égouttés avec les tomates et laisser mijoter 10 min. (pas plus, après les gombos vont se désagréger).

Pour les grandes faims, vous pouvez accompagner le plat de riz. A la fois original et facile à apprécier.

Vous pouvez accompagner ce plat africain avec un vin blanc sec.

Bonne année 2009

1 janvier 2009

Toute l’Ă©quipe du Restaurant Tanganyika vous souhaite une bonne et heureuse annĂ©e 2009. Nous vous souhaitons une annĂ©e remplie de bonheur, de santĂ© et de reussite.

L’Ă©quipe du Tanganyika

Soirée du Nouvel An

21 décembre 2008

Le Tanganyika, votre restaurant du mĂ©lange Ă  Paris, vous propose sont menu du nouvel an pour le 31 dĂ©cembre 2008. Ce menu proposera notre apĂ©ritif maison en guise de bienvenue, une entrĂ©e, un plat principal, un dessert, un verre de vin d’un grand cru et une coupe d’un excellent champagne pour fĂŞter une nouvelle annĂ©e pleine d’amour, de joies et de santĂ©.

ENTRÉE
* Cubes de thon Ă  la Mangue.
* Foie gras aux figues.

PLAT PRINCIPAL
* Magret de canard et sa déclinaison de patates douces.
* Insurrection de gambas sur dos de Capitaine (poisson).

DESSERT
* Ananas Victoria rĂ´ti au miel de vanille.
* Farandole de fruits exotiques frais.

Femmes africaines au cœur du festival

4 décembre 2008

Les femmes africaines sont les vedettes de la nouvelle édition du Festival Tambour battant qui se tiendra à Genève du 26 au 30 novembre. Elles occuperont le devant de la scène avec des musiciennes confirmées venues de Guinée, de Madagascar, de Côte d’Ivoire, comme les mythiques Amazones ou la troublante Dobet Gnahoré. Et on ne verra qu’elles trois jours durant sur grand écran, où elles monopoliseront l’attention des cinéphiles.

A l’occasion de l’entrée d’une programmation cinéma dans ce festival traditionnellement dédié à la musique, les organisateurs innovent. Ils ont ainsi demandé à un jeune étudiant camerounais de la Haute Ecole d’art et de design de Genève de réaliser un court-métrage sur des femmes africaines établies au bout du lac Léman. Un lac qui, si l’on en croit une femme du Burundi filmée dans ce documentaire, présente quelques similitudes avec le lac Tanganyika…

Paulin Tadadjeu Dadjeu s’est donc mis à la recherche de ces migrantes pour réaliser Un regard sur la femme africaine, sa place dans la cité, ici et là-bas. Un documentaire de 45 minutes qui donne la parole à sept personnes. Face à la caméra, et dans leur intérieur riche en souvenirs de leur pays d’origine, elles témoignent en toute simplicité de leur condition d’Africaine dans une ville internationale, certes, mais où il n’est pas toujours simple de trouver des repères.

«Il y avait un risque de ne présenter qu’une élite de femmes qui s’étaient bien intégrées parce qu’elles avaient de la culture, ou parce qu’elles gravitaient dans des milieux internationaux» relève Paulin Tadadjeu Dadjeu. «Or, ce n’est pas ça, la réussite! La coiffeuse, elle aussi, est parvenue à bien vivre à Genève, comme la collégienne ou l’infirmière.»

A tour de rôle, ces dames content leurs premiers jours en Suisse, le froid ambiant, et pas seulement celui de l’hiver, leurs engagements dans diverses associations. Elles évoquent leurs deux patries et parfois, aussi, leur envie de retour en Afrique.

Festival Tambour battant, du 26 au 30 novembre au Théâtre de l’Alhambra, projection du court-métrage samedi à 14h au CAC Voltaire, suivi d’un débat et de témoignages. Tout le programme du Festival sur Tambourbattant.org

La faune et la flaure du Lac Tanganyika

10 novembre 2008

Le lac Tanganyika abrite au moins 250 espèces de poissons cichlidĂ©s (neolamprologus, paleolamprologus, altolamprologus, xenotilapia, julidochromis, telmatochromis, tropheus, petrochromis) et 150 espèces de non-cichildĂ©s (stolothrissa, limnothrissa), dont la plupart vivent le long de la cĂ´te jusqu’Ă  environ 180 mètres de profondeur. La plus grande part de la biomasse se situe dans la zone pĂ©lagique et est dominĂ©e par six espèces: deux espèces de sardines du Tanganyika et quatre espèces de lates. La quasi totalitĂ© des espèces de cichildĂ©s sont endĂ©miques et plusieurs sont apprĂ©ciĂ©es comme poissons d’aquarium.

Le Cobra d’eau (Boulengerina annulata stormsi, espèce endĂ©mique) est un reptile adaptĂ© Ă  la vie sub-aquatique, comme les serpents marins des rĂ©cifs coralliens. La partie terminale du corps est comprimĂ©e latĂ©ralement afin de faciliter la nage. Jeune, il se nourrit volontiers de Neolamprologus vivant dans les coquilles de Neothauma tanganicense (escargots endĂ©miques du lac Tanganyika) ; adulte, il n’hĂ©site pas Ă  s’attaquer Ă  des proies beaucoup plus imposantes.

Espèces vivant autour du lac :
- crocodiles : Crocodilus niloticus et Crocodylus cataphractus
- hippopotames
- divers oiseaux pêcheurs : hérons, aigles, pygargues, anhinga, martins, etc.

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